L’IMPOSSIBILITÉ DU VIDE

Héctor Falcón présente une série de pièces intervenues, livres, objets et peintures qui se transforment en installations et sculptures. Elles sont le signe de l’évolution du travail qu’il développe depuis sa première idée de transférer.

Héctor Falcón nous surprend avec une attitude de transgression, l’artiste cherche tout au long de son développement créatif à échapper aux frontières du “je dois” et “il faut”. Ce n’est pas une coïncidence que ce qu’il présente à cette exposition enveloppe toute cette marque de fabrique, c’est à dire l’intention d’interrompre, interposer, transgresser.

A partir de cette intention, l’oeuvre picturale rompt avec l’esquisse traditionnelle de la peinture. La présentation qu’il fait d’elle émerge de la même recherche, son art s’échappe pour se positionner comme installation; art réussi à partir d’un jeu de juxtapositions dans lequel la réalisation est extrêmement contrôlée et complexe. En effet les toiles avec des coupures intentionnelles sont faites avec tant de naturalité que le pari est gagné.

Ainsi se donnant la permission comme créateur d’être libre, l’artiste transgresse une nouvelle fois les estructures données par le savoir faire.

Avec cette même prémisse, il interfère des objets, pierres, images identifiables, pas pour en donner une narrative mais plutôt pour les provoquer. Il intervient donc des livres avec des coupures, de telle manière que son usage premier est arrêté, la réutilisation est impossible.

A travers l’art il propose un nouvel positionnement avec des notions qui ne cherchent pas à accaparer le sens de l’objet mais plutôt à explorer les possibilités donnés par ce dernier.

Dans ce sens, la notion d’objet devient une chose maleable, hétérogène, et donc propice au changement.

L’artiste ne prétend pas déterminer ni structurer un savoir déjà fait mais plutôt de le construire dynamiquement et intégrer la diversité, pour ainsi générer des possibilités infinies de création et pensée. Il devient alors promoteur de la critique pour inspirer des discours postérieurs, additionnels et complémentaires. Il suscité des idées, non pas comme un critique sur papier mais dans son univers entier.

Héctor Falcón est un artiste de son temps, de cette société contemporaine où il faut penser les événements et réfléchir à notre comportement. Cette société

demande ainsi une posture où les notions de pensée soient ouvertes et flexibles. Pour ainsi avoir la permission de comprendre cette multiplicité et diversité des faits.

L’exposition est donc constitué de 15 toiles de petit format 50 x 50, disposées en diaporama sur deux murs principaux de la galerie.

Au même sol une grande toile de 1,75 x 2,03 m fera l’objet d’un mur principal.

Disposées au sous sol une sélection de livres – sculptures avec du béton y seront présentés.

Venez découvrir cette exposition jusqu’au 28 Octobre 2017 à Galerie NH

 

BIOGRAPHIE

Il nait le 31 mars 1973 à Culiacan. Depuis tout petit il semble séduit par l’orient. Les paradoxes de l’exotisme inter – espacial du Japon, le blanc trouvée dans les immenses toiles qui contraste contre les céramiques laqués avec ses couleurs extremes.

Après avoir étudier arts visuels à La Esmeralda, à la ville de México, il entreprend un voyage ou il traverse l’océan pour arriver à l’autre bout – au Japon tant adoré -. Il vécu dans le rapide Tokyo ainsi que dans l’ordre pausé de Kyoto, ou il suivit des cours à l’Université d’art et design. Les années passés au Japon ont une grande influence dans son oeuvre. Entre tradition et artificiel, le rituel et le desarticulé, il souffre une transformation qui l’emmène à se convertir en signe, machine et oeuvre. Il à cultivé et entrainé, son corps et mené une diète rigoureuse qui l’a transformé dans un superhomme. Il mène la représentation du corps dans la plus haute extension; l’homme oeuvre , l’artiste oeuvre, le corps oeuvre, et l’oeuvre corps.

Il se tatou l’avant bras la légende “UNTITLED”, pour convertir aussi le monde dans son extension personnelle: toute chose qui sera signalé avec son bras deviendra, une oeuvre d’art dans un exercice formel et conceptuel qui s’étend à l’infini.  C’est un geste qui est à la fois machinal et divin (parodie du détail de la fresque de Michel Ange à la Chapelle Sixtine)  qui déborde dans le néant, nie l’évidence, asume le nouveau.

Il en fait une elipse symbolique et physique: il réalise une opération ou il se retire le nombril. Transformant un geste en action, il le sublime et le transcende; ce n’est plus lui mais un autre, n’importe qui. Dans son abdomen une nouvelle cicatrice la légende “UNBORN”. Ne pas naitre le fait immortel et son oeuvre est l’extension directe de cette immortalité.

Il a eu 36 expositions individuelles et participé à plus de 150 collectives. Son oeuvre a été montré au Guggenheim museum, au Palais de Tokyo à Paris, au Musée d’Art Moderne de Sapporo, Au musée Tamayo, musée d’art moderne et au musée Carrillo Gil à Mexico City.

C’est un des fondateurs du Mexartfest: le festival d’art mexicain de plus importance en Asie ainsi que dirige le groupe Concentrado dédié à la rénovation du Centre Historique de Mexico.

 

 

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